Mode

Chez Chanel, la haute couture retrouve le souffle de la légèreté

Pour son tout premier défilé Chanel haute couture, Matthieu Blazy installe une atmosphère suspendue, presque irréelle. Sous la verrière du Grand Palais, la scénographie évoque une forêt féérique de saules et de champignons, baignée d’une lumière douce.

Dès les premiers passages, un mot s’impose : transparence. La mousseline de soie devient centrale, travaillée en superpositions légères. Les tailleurs Chanel apparaissent comme une seconde peau laissant entrevoir le corps sans jamais l’exposer frontalement.

Cette première collection haute couture marque une volonté claire : revenir à l’essence même de Chanel. Le vêtement comme prolongement de celle qui le porte. La légèreté comme langage. Les lignes sont fluides, les mouvements naturels, les couleurs douces et poudrées. La nature traverse la collection comme un fil narratif. Des motifs apparaissent parfois suggérés, parfois brodés.

Les accessoires jouent un rôle clé dans cette écriture couture. Les sacs, réalisés en mousseline deviennent de véritables objets poétiques. À l’intérieur, des messages apparaissent comme des confidences glissées au cœur du défilé. Ces sacs ne sont pas de simples compléments : ils prolongent le récit et renforcent cette idée d’intimité mais aussi de liberté.

La collection s’achève sur une note particulièrement symbolique. La mariée apparaît vêtue d’un look orné de sequins porté par Bhavitha Mandava. Si elle n’ouvre pas le défilé cette fois-ci, elle le clôture.

Entre liberté et poésie, Matthieu Blazy esquisse une vision de la haute couture à la fois moderne et profondément fidèle à l’esprit de Chanel.

© Chanel haute couture printemps-été 2026